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L’importance du certificat d’authenticité

  • ATFU
  • 20 mars
  • 2 min de lecture

Quand on vend ou échange une œuvre d’art, il est facile de se concentrer sur le prix, le format ou le médium, et d’oublier un élément pourtant essentiel : le certificat d’authenticité. Attention, ce document n’est pas un simple papier officiel, il accompagne l’œuvre tout au long de son parcours et protège autant l’artiste que la personne qui reçoit ou achète l’œuvre.

Un certificat d’authenticité joue plusieurs rôles. Il atteste que l’œuvre est bien l’originale, créée par l’artiste qu’elle revendique. Dans un marché où la reproduction et la contrefaçon sont des réalités, ce document devient la garantie principale que la pièce a été conçue par l’artiste et qu’elle n’est pas une copie ou une imitation. Il formalise également la provenance, c’est-à-dire l’histoire de l’œuvre depuis sa création jusqu’à son acquisition actuelle. Pour un·e collectionneur·euse, disposer d’un certificat clair et précis est un gage de confiance et une sécurité pour la valeur future de l’œuvre, que ce soit pour la revente, l’exposition ou la conservation.


Pour l’artiste, le certificat est tout aussi crucial. Il protège sa signature et son travail, assure la reconnaissance de sa création et renforce la crédibilité de sa pratique artistique. Dans le cadre d’échanges ou de trocs, comme ceux qui se développent sur ATFU, le certificat permet de clarifier et de formaliser l’accord entre l’artiste et l’échangeur·euse, en évitant toute ambiguïté sur l’authenticité ou l’origine de la pièce.

Un certificat d’authenticité doit contenir certaines informations clés. Il faut y indiquer le nom de l’artiste, le titre de l’œuvre, le format et le support, la technique employée, l’année de création, ainsi que le numéro de série si l’œuvre fait partie d’une édition limitée. La signature de l’artiste, et éventuellement la date et le lieu de signature, viennent renforcer l’authenticité. Il est également recommandé de joindre une photo de l’œuvre, afin que l’objet et le document soient indissociables. Enfin, si l’œuvre est vendue ou échangée via une galerie ou une plateforme, mentionner les coordonnées de l’intermédiaire et les conditions de l’accord peut aider à garantir la traçabilité et la transparence.


Quant à la forme, le certificat peut être papier ou numérique, selon les besoins et la manière dont l’œuvre est échangée. Un document papier signé reste le format traditionnel, tangible et facilement transmissible avec l’œuvre. Le certificat numérique, quant à lui, permet une traçabilité supplémentaire, surtout si l’œuvre est vendue ou échangée à distance. On peut y intégrer des fonctionnalités comme un horodatage, ou un QR code, ce qui offre une sécurité supplémentaire pour l’authentification et facilite le partage de la preuve d’authenticité.

Chez ATFU, nous encourageons les artistes à systématiser cette pratique, qu’il s’agisse de ventes ou d’échanges. Le certificat d’authenticité n’est pas seulement un document administratif, il contribue à garantir la transparence, que ce soit dans le cadre d’une transaction financière ou d’un troc d’œuvres d’art.


En résumé, un certificat d’authenticité bien rédigé est un outil essentiel pour tout artiste ou collectionneur·euse. Il sécurise l’échange, valorise la création et formalise la relation entre l’œuvre et son destinataire.

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